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Nomayugu |
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Le genre animé comprend tout ce qui bouge de son propre mouvement : les Kobolds, les esprits, les animaux (mais pas leurs organes), les astres, le vent, la pluie, les cours d'eau (mais pas les étendues d'eau), la neige qui tombe (mais pas la neige tombée), les termes désignant un mouvement (marche, course, etc), les qualités et sentiments des êtres animés (courage, gloire, amour, etc). Le genre inanimé comprend tout le reste. La seule marque grammaticale du genre est le suffixe de la troisième personne (pour la simple raison que les êtres inanimés ne peuvent être sujets des première et seconde personnes).
(mahamodo : yømamodo, xemamodo, wemamodo)
Le vent souffle. (Quelques) oiseaux volent. Les grenouilles vertes coassent ("crient").
Lorsque le sens l'exige, on peut faire précéder
le complément d'objet du nombre wino ("un"), du préfixe pauciel xe-,
du préfixe pluriel we- (issus de la conjugaison au présent),
L'adjectif (= génitif ou participe) est généralement invariable :
Ces voleurs pressés ont cueilli des pommes non-mûres. [a-be-wata-ya = non-capacité-attendre-participe actif = ne pouvant attendre] Mais le sens peut exiger que le nombre du génitif soit précisé :
[Mâle-fils/fille pc-2nd.p-gén jouer-il pl-fils-et pc-voisin-gén.] Votre fils ("fils de vous") joue avec les enfants ("fils/fille") des voisins. Autre emploi du collectif comme pluriel : Wekukofolinu, sumusikiyame. (*) (*) su-siki suffit à dire "se sécher"; su-mu-siki procure un pied de plus. NB : Il existe un duel (bi-) pour désigner les paires :
(*) : Certains lexicographes prétendent que bisekatexo signifie "outil coupant deux fois" et que
"paire de ciseaux" devrait se dire sekabitexo, "double outil à couper".
(*) Les racines nominales et verbales étant les mêmes, noya est aussi le verbe "comprendre", agono est aussi le nom "ignorance", etc. La négation n'est pas l'inversion :
(*) : mo- étant une forme contractée de mu-wi- (voir page Nahameri).
La nuance est qu'on ne peut oublier que ce qu'on a su, tandis qu'on peut ne pas se souvenir de quelquechose qu'on n'a jamais su... La négation se place généralement avant les autres préfixes ; exemples :
(1) ge-ki = devenir-proche
(*) Bien que l'on puisse dire que l'invisibilité soit la capacité de ne pas être vu (beadeyoku) plutôt qu'une incapacité à être vu (abedeyoku), l'usage de mettre la négation en tête du mot prévaut. Mais la négation peut ne porter que sur une partie du sens :
NB : Formes contractées : ge- + wi- = gi- ; mu- + a- = mo- ; de- + mu- = du-
NB : l'infixe de capacité (-be-) est inutile. (*) Dans les mots grammaticaux, c'est le suffixe qui reçoit la négation :
Koba mene yebu, aba seya yebu. La forme négative étant de fait un circumfixe [a-(racine)-(modalité)], une construction comme De-a-yaku-yeme (passif-nég.-écouter-présent-je) est un barbarisme :
Il n'y a généralement qu'une négation par proposition :
Asepeyeme eza wedevayi weregiyi. NB 1 : On peut inverser l'ordre de la proposition en utilisant l'impersonnel :
Il (n')arrive jamais cela. NB 2 : Rien se dit aussi ama (nég-quantité) :
La nuance est que la première assertion est objective, tandis que la seconde est une réponse négative à un interlocuteur attendant une réponse positive, et signifie aussi je n'y vois goutte. (Cf l'ancien français où "rien" signifiait "quelque chose", du latin res (acc rem), d'où ne + rien) NB 3 : Ne pas oublier que l'adverbe négatif français comprend surtout le ne de ne...pas et de ne...jamais, jamais signifiant "une fois", du latin jam, "déjà", et magis, "en plus" ; cf par exemple, en français classique :
Quand il y a une double négation (neutralisante) en français, cela donne en kobold :
NB : -ba : cas temporel passé ; -ta : cas temporel futur ; nuance servant surtout autour du présent : kita = proche-futur = bientôt, kiba = proche-passé = il y a peu, à l'instant La double négation est également possible lorsque l'autre préfixe négatif n'est pas a- mais un préfixe négatif contracté (gi- , mo-) :
(*) Ce qui se dit plus pécisément gekewiwa, "devenu calme", ou mukewiwa, "rendu calme".
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