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Wesema
wa kokazu

Termes grammaticaux

 
Cas grammaticaux
Cas locaux
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    Racine lexicale
    Suffixe de cas
    Préfixe
    Parafixe (1)
    Affixe

    Radisema
    Kazumeri
    Nahameri
    Perisema
    Kimeri

    Verbe
    Verbe auxiliaire
    Conjugaison
    Suffixe de conjug.
    Modalité

      Faresema
      Yugufaresema
      Farekazu
      Faremeri
      Yape
     

    (1) Mots accompagnant certaines désinences casuelles (diya, mezo, peri, seki, yupe).

    Faresema yeniyeke diwo meriza ya radisema ka faremeri.
    Le verbe comprend deux parties qui (sont) la racine et le suffixe de conjugaison.
     

    Phrase
    Sujet
     

    Seya
    Ponesema
    (1)

    Complément
    Subordonnée

    Munisema
    Seya yuguwa

    (1) Ponesema, "mot posé", sens du grec qema, "thème", cf en linguistique le "thème" (sujet) et le "rhème" (verbe + complément, de rhma, le verbe).

    Seya yeniyeke kasemaza ponewa, kasemaka farewa, kasemaka muniya.
    La phrase comprend un groupe sujet, un groupe verbal, et un groupe complément.

    Seya yuguwa beteneyeke kasemayi ponekazuwa, simiye kasemayi muniya.
    La subordonnée peut appartenir au groupe sujet comme au groupe complément.
     

    Genre

    Modo

    Animé
    Inanimé

    Manamodo
    Omanamodo
     

    Nombre

    Mahamodo

    Singulier
    Pauciel
    Pluriel

    Yømamodo
    Xemamodo
    Wemamodo
     

    Voix

    Voxe

    Voix active
    Voix passive
    Voix moyenne

    Farevoxe
    Dehevoxe
    Suhuvoxe
     

    Il n'existe pas de mot correspondant à notre "personne". Quand au classsement en "première", "seconde", et "troisième personne", pour les anciens grammairiens grecs et sanscrits, notre troisième personne était la première (sk prathama).
     

    1ère personne
    2ème personne
    3ème personne animé
    3ème pers. inanimé
    4ème personne
    Impersonnel

    Yoseyamodo  
    Yodamodo
    Yobumodo
    Yebumodo
    Yuyamodo
    Yapemodo

    "Genre du locuteur", "genre de celui qui parle"
    "Genre de celui à qui" (l'on parle)
    "Genre de celui dont" (on parle)
    "Genre de ce dont" (on parle)
    "Genre de l'autre personne"
    "Genre de l'événement"
     

     

    - Uyabu seyayete ?
    - Yetebu. Seyayøte koba subu yobumodoxa.
    - De qui parle-t-il ?
    - De lui. Il parle toujours de lui à la troisème personne.

    (Astérix, Le domaine des dieux)

     

    Niveaux de politesse   
    (Xarimodo)

    Déférence
    Égalité
    Condescendance

    Revemodo
    Simimodo
    Depimodo

     

    Mode
    Indicatif
    Irréel (1)
    Optatif
    Impératif
     

    Yape
    Veriyape
    Bexayape
    Kupiyape
    Yusuyape

    Temps
    Imparfait
    Parfait
    Présent
    Présent d'habitude
    Futur proche
    Futur

    Yapekazu
    Hoyekazu
    Hayekazu
    Heyekazu
    Høyekazu
    Hiyekazu
    Huyekazu

     

    (1) L'irréel correspond à notre conditionnel, le terme "irréel" étant plus exact que "conditionnel" :

    Uyi gonoyemi (yeza) ? Gonoyemi aseyasa.
    D'où (le) saurais-je ? (Le) saurais-je, que je ne le dirais pas ("non-dire-mais") .
     

    Le subjonctif n'existe pas. Le français Je veux qu'il sorte se rend avec deux indicatifs (Wanayeme ye zumuveyete) et Qu'il sorte! est un impératif (Zumuveyetu !).

    Les autres modes (gérondif, infinitif, et participe) ayant des fonctions que le kobold perçoit comme relevant de la déclinaison (respectivement complément de manière, nom sujet ou objet, adjectif ou complément de nom), ils sont définis comme -kazu et non comme -modo.

     

    Gérondif
    Infininitif

    Xahakazu
    (nomamodo*)    

    Participe actif
    Participe passif

    Yahakazu
    Wahakazu
     

    (*) Ceci est encore yahuseyawa puisque l'infinitif est soit un nom sujet (noma ponekazuwa), soit un nom dans une proposition complément (noma yugukazuwa) :
     

    Debe vokayeke yemeza.
    Le devoir m'appelle.

    Patiyeme debepa wa dimuve.
    Je souffre de devoir partir.
    Je souffre du devoir de départ.

     

    Nom
    Adjectif

    Nomasema
    Wahasema

    Verbe
    Adverbe

    Faresema
    Xahasema

     

    La grammaire française distingue l'adjectif épithète, attribut, démonstratif ("ce"), possessif ("mon"), cardinal ("deux"), ordinal ("deuxième"), indéfini ("quelque", "aucun"), interrogatif ("Quel ?"), exclamatif ("quel... !"), et relatif ("lequel").

    A côté de cela, elle distingue le pronom personnel ("je"), démonstratif ("celui-ci"), indéfini ("quelqu'un"), possessif ("le mien"), relatif ("qui"), interrogatif ("qui ?"), indéfini ("quelqu'un", "tous", "aucun")

    La grammaire kobold classe en vrac les particules démonstratives (ex : ila, ici), négatives (ala, nulle part), interrogatives (ula ?, où ?), indéfinies (ela, quelque part), etc.
     

    Alternatif
    Collectif
    Démonstratif
    Indéfini
    Individuel

    Yuwasema
    Kowasema
    Dikesema
    Ewasema
    Kebusema

    Interrogatif
    Négatif
    Relatif
    Relatif composé
    Rétrophorique

    Kerosema
    Awasema
    Yugusema
    Wayusema
    Wayesema
     

    La négation est cataloguée comme yape (cf "mode"), et se dit awayape.
    L'"interrogation" se dit keroyape :

      Keroyape defareyøke kerosemayi seyayinila.
      L'interrogation est construite avec le mot interrogatif en début de phrase.

      Awayape defareyøke nahasemayi ye "a-".
      La négation est construite avec le préfixe "a-".

    La liste des cas donnée ci-dessous (surtout le détail des "essifs" et des "latifs") relève plus de l'exercice de style que des nécessités de l'analyse grammaticale. Par exemple, le latin ne possédant pas de cas "modal" (c. de manière, kobold : -xa), il utilise l'ablatif aussi bien comme complément d'origine (kobold : -yi) que comme complément de manière.

    Mais le cas modal du kobold peut être décomposé, dans d'autres langues à cas, en "modal" (manière), "instrumental" (instrument final de l'action : "jouer avec une balle"), et "médiatif" (instrument moyen de l'action : "frapper avec un bâton"). En français, "avec" introduit en plus le cas "comitatif" (c. d'accompagnement, "partir avec quelqu'un") que le kobold distingue du cas modal (dimuve eyaka). Le cas "translatif", que l'on trouve, par exemple, en finnois, est confondu en kobold avec le "terminatif" (I texo muhuyøke galaza yogutu, "cet engin change le lait en yaourt").

    Les deux cas négatifs cités (caritif, fr. "sans", et préclusif, fr. "sauf") sont aussi des subtilités de grammairien puisque les mots "sans" et "sauf" n'existent pas à l'état basique en kobold ("sans" = pas-avec = a-ka : a-yese-ka, "sans toi" ; "sauf" = pas-dans = a-ni : a-bi-kemi-ni, "sauf la paire de bottes"). Il s'agit en fait d'une variante négative des cas comitatif et inessif. On pourrait doubler la liste des cas avec une telle classification...

    Je ne vous donne pas la définition de chacun des cas locaux, (m'étant plus facile de donner un exemple qu'une définition, d'ailleurs...). Il suffit de faire un saut à la page Kazupela pour voir, par exemple, que -lu signifie "le long de" et que le cas locatif dit "prolatif" correspond à ce qui suit :

      Rinuyome rehulu.
      Je courrais le long de la rivière.

    Pour les quatre derniers cas non-locaux, j'ignore le terme linguistique. On pourra m'objecter que ce n'est pas une excuse, vu que j'ai inventé certains termes... J (notés * pour ne pas induire en erreur les non-linguistes).

     

    Ablatif
    Accusatif
    Adversif
    Alternatif * (1)
    Caritif
    Causatif
    Comitatif
    Concessif
    Datif
    Essif(s)
    Eventif * (2)
    Final (3)

    Yihikazu
    Zahakazu
    Wihikazu
    Yuhukazu
    Okakazu
    Pahakazu
    Kahakazu
    Wiyekazu
    Darekazu
    Topokazu
    Gohokazu
    Fahakazu

    Génitif(s) (4)
    Latif(s)
    Modal
    Nominatif
    Préclusif
    Quantitatif
    Temporel(s) (5)
    Vicissif * (2)
    C. de condition
    C. d'interrogation
    C. de propos
    Attribut

    Wahakazu
    Muvekazu
    Xahakazu
    Ponekazu
    Onikazu
    Mahakazu
    Bahakazu
    Kuhukazu
    Xihikazu
    Behekazu
    Buhukazu
    Yehekazu
     

    (1) L'alternatif (-yu, "ou") n'est qu'un sous-cas (de l'objet ou du sujet). Mais on peut en dire autant du génitif, et même du comitatif dans certaines phrases :

      Yona dimuveyate Yevaka. Yona Yevaka dimuvexate.
      Yona est parti avec Yeva. Yona et Yeva sont partis.

    (2) Du latin eventus, conséquence ; vicis, réciprocité.

    (3) Le cas final (-fa) est celui du complément de but ("à-fin de"), à ne pas confondre avec le cas latif (et temporel) dit terminatif (-tu) traduisant "jusqu'à" :

      Muveyeme kodomutu sumefa ka pereyume yela i seratu.
      Je vais au village faire des courses ("pour acheter") et j'y resterai jusqu'à ce soir.

    (4) Les comparatifs (lehekazu, mehekazu, simikazu) et superlatifs (lelekazu, memekazu) sont des cas annexes du génitif.

    (5) Les autres cas purement temporels sont le rohokazu et le tahakazu.
    Sont à la fois temporels et locatifs le tuhukazu et le yihikazu.
    Est à la fois temporel et quantitatif le kehekazu.

    Les cas comprenant un parafixe ne sont pas comptés comme cas indépendants.
     

    Essifs

    Adessif
    Antessif *
    Apudessif *
    Deoressif *
    Elessif
    Hyperantessif *
    Hyperessif
    Imessif * (1)
    Inessif
    Inferessif *
    Postessif *
    Subessif *
    Superessif
    Suressif *
    Ultressif *

     

    Kilakazu
    Nahakazu
    Puhukazu
    Dohokazu
    Zehekazu
    Nanakazu
    Nonokazu
    Mohokazu
    Nihikazu
    Nunukazu
    Nøhøkazu
    Nuhukazu
    Nohokazu
    Hohokazu
    Yupekazu

    Latifs

    Ablatif (2)
    Allatif
    Elatif
    Illatif
    Preterlatif *
    Prolatif
    Sublatif (3)
    Terminatif

     

    Yihikazu
    Vahakazu
    Zuhukazu
    Tihikazu
    Luhukazu
    Vihikazu
    Nutukazu
    Tuhukazu

    (1) Du latin imus, au fond.

    (2) L'ablatif est le cas de l'origine aussi bien spatiale (muve domuyi, venir de la maison, cas appelé aussi égressif, et domuve kotegayi, descendre du toit, cas délatif) que temporelle (diwo yanuyi, depuis deux ans) ou autre (mene yeseburuyi, l'idée de ton frère).

    (3) Le sublatif désigne un mouvement "vers le dessous de". Ce cas n'existe pas en kobold comme cas simple. Voir la question de la transformation de cas statiques en cas dynamiques.

    NB : Si certaines dénominations vous semblent simplistes à coté de trouvailles comme nominativus, genitivus, etc, sachez que Panini, grammarien du sanscrit, n'a pas trouvé mieux que d'appeler les cas prathama ("premier", nominatif), dvitiya ("2ème", accusatif), tritiya (instrumental), cathurti (datif), pancami (ablatif), sasthi (génitif), et saptami ("7ème", locatif).