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Le kobold utilise des suffixes de cas là où la plupart des langues européennes utilisent des prépositions.
Ce système est simple si vous vous pénétrez d'une certaine logique grammaticale, sans simplement calquer les tournures de votre langue d'origine :
(l'anglais et l'esperanto ne font aucune différence...)
(anglais : non ; esperanto : oui)
Primo, le latin compte une douzaine de classes de noms ayant chacune sa
déclinaison Comparons la déclinaison de la rose dans les deux langues :
Quarto, si le kobold comprend bien plus de cas que le latin, ce dernier les assaisonne de diverses prépositions que le kobold ignore. Exemples :
Ces suffixes employés isolément servent de pronoms relatifs (voir le détail au chapitre subordonnées)
Le nominatif n'a pas de désinence casuelle (cas zéro) :
La branche est tombée. Le nom en apposition (vocatif du latin) est souvent un sujet :
Muveyesu, kayovi yemewa!
Lusi, filo'i, kiferoyeso wemeda vinuma. (filo'i = filoxi = apprécier-si ; filo'i = filoyesi = tu aimerais) Apposition à ne pas confondre avec une proposition inversée qui peut être complément :
Son opinion, je m'en fous ! (réflexion-à propos il-origine, ne-importer-je) Le sujet de l'impératif peut être placé avant ou après le verbe selon l'effet recherché : Rusi yodiyesu! Dimuveyesu iyi, yoanoya!
Meri deruwa = un morceau de bois ("d'arbre") On peut antéposer la particule wa, par exemple quand on cherche ses mots : Vetiyote kutimodoza wa... vupe... yu... kuru.
(La forme écrite étant vupewa kuruyu, kuru
étant au même niveau Le complément de matière (substantiel) s'exprime avec le même suffixe : Kananavi = navi kanawa = une barque en jonc Mais certains compléments de noms (et adjectifs) ne sont pas des génitifs en kobold :
(1) Exemple sans rapport avec la culture kobold. Il vaut mieux entasser des génitifs en -wa que des racines : Yokigunetokotefuyolilifele En kobold, la plupart des adjectifs sont des génitifs :
Les autres adjectifs sont des participes actifs :
Les participes auxiliaires du français disparaissent avec la conjugaison :
J'ai été rassasié de paroles irritantes par cet individu.
Ce qui peut aussi se dire (si l'on veut utiliser des mots moins longs) :
Je ne me suis pas mis à penser pareillement (que lui) par ces paroles. NB : le "de" de définition n'est pas un génitif et ne se traduit pas :
Meri Golusagu : le quartier de l'Etang Vert Hafe Lekokoxu : le port de Lekokoxu, c'est à dire "la ville portuaire" qui elle-même a un port : Hafe Xaridefi za hafe wa Lekokoxu. Le port de Xaridefi est le port de Lekokoxu. La déclinaison se fait sur le nom commun : Koleyete merila Golusagu.
NB : les démonstratif I et O ne s'emploient isolément que devant un nom :
On peut préfixer le suffixe antéposé za pour le mettre à d'autres temps :
Aigle Blanc était le roi. (Mais on dit plus couramment : Lekoyeto regiyote.) En présence de possessifs (construits avec des formes verbales), il vaux mieux "conjuguer" ceux-ci :
La chasse était une passion pour lui. La chasse était sa passion. Motu yoteyi venaza. I yodi yoseyi. NB 1 : l'adjectif possessif (mon, ma,...) est généralement en -wa mais les cas du kobold permettent d'introduire plus de nuances (-yi, c. d'origine) que le français. NB 2 : Vena wemotuni yotewa. On peut aussi mettre le préfixe de temps au génitif : I pera wiyiniza huwa. (*) "Achever" (mutu = "rendre-jusqu'à") n'est peut-être pas le terme adéquat si l'essai n'est pas concluant... L'infinitif n'étant qu'un mode nominal, on peut le décliner :
Je regarde mon frère / ma soeur danser (litt : la danse de mon frère / de ma soeur) Ce qui peut aussi se dire : Yokuyeme guneburuza yemewa taziya (ou ya taziyete). Autre traduction des infinitifs du français :
(litt : devoir-(il y a) séparation-aller-ref près-venir-quand) Ces infinitifs peuvent former un groupe nominal sujet :
Le devoir de partir à peine arrivé (est) une souffrance. Pour mettre la phrase à un autre temps, il faut utiliser le verbe à la forme passive :
Le devoir de partir à peine arrivé fut souffert. Autre exemple : Maniyime ila yokufa suneza gesopoya. NB : la même phrase avec des relatifs :
Je vais rester ici afin que je regarde le soleil qui se couche. En français, un nom qui suit un verbe conjugué n'est pas forcément un COD (qui peut être défini comme réponse à la question "quoi ?"). Par exemple :
Le kobold utilise ici un compément de manière :
Et pour dire Premièrement, je parlerai, le kobold utilise le cas temporel :
Ou bien :
(début-quand parler-parfait-je) D'abord, j'ai parlé.
Le référentiel -ye remplace l'accusatif dans certains cas ambigus où des précisions alourdiraient la phrase :
Petiyame kogiza yemeyi.
Petiyame kogiza yeteyi (yebu). Avec l'emploi de -ye, cela donne :
NB : Ce futur peut paraître bizarre, mais il est logique dans une langue qui ne possède pas le subjonctif que le français utilise à cet endroit. Evidemment, on ne l'utilise pas dans une narration au passé :
Cette abréviation (-ye) n'est valable que si les deux propositions on le même sujet.
Ainsi :
Petiyame yeteda kogiye.
Mais :
Ou plus légèrement :
Yokuyeme somama. (*) (*) Pour être précis, il faudrait dire :
Yokuyeme somama yøxa yi somama dekaka ye hudareyase* yemeda. (*) Hum... Ici, j'anticipe sur le chapitre de la conjugaison... :
Dans la seconde formulation de la phrase, le futur étant déjà exprimé sur le bénéficiaire de l'action (yumeda), on ne l'accole pas au participe darewa.
Le complément de quantité exprime le partitif :
Yedeyeme lepoza. / Yedeyeme lepoma. Cas voisin du partitif : Rapiyesu wanama potela.
Attention : certains compléments de quantité ont l'air de
compléments de temps :
Le quantitatif traduit aussi à force de :
(d'après Hallyday, J'ai oublié de vivre ; traduction adaptée au nombre de pieds)
* igama : contraction de ima gawa, "autant grand", ou de ixa gama, "ainsi beaucoup". NB : On pourrait penser qu' à force de exprime une cause ou un temps.
("Tant la cruche est portée jusqu'à l'eau, elle se casse finalement.") Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse.
Ilaheye danaza yeseda. Ida danaza yesewa. Danaheye yeseda ila. Yapehaye yeza yeteda. (Cf les différentes traductions de
voici / voilà)
Seyayume weteda. Ye kamene viruyøke meneda. Guneyøte yemevitada. NB : pour n'introduit pas toujours un datif :
Tetiyime wetefa.
Seyayume weteye ka tetiyume wesewi!
Je trouve ceci dans une grammaire de français :
Le bouquin appelle lui "complément d'objet indirect".
J'ai rebaillé (le champ) à lui.
Il traduit certains génitifs (complément de destination) :
Il sert de participe futur :
Et un participe futur peut être utilisé dans une phrase au passé :
NB : le français pour est ambigu dans la phrase : Ils se sont battus pour un chou.
Il traduit car, parce que, à cause de :
Sopoyame agutexa sonapa. Yotepa ka yomepa. Aviniyate awanapa. Aviniyate pa awanayame. Pour le suffixe de cas utilisé comme relatif, voir page
Subordonnées.
Le complément de cause peut être exprimé autrement en français : Genekoyate vetupa. To' Yeva, vetumepa yeseyi, seyayute winoxa.
Il tient lieu de gérondif :
Il travaillait en chantant. Le gérondif français n'est pas toujours un complément de manière et exprime aussi une simultanéité : Seyayøte sopoba. = Seyayøte ba sopoyøte. Mais on pourrait dire : Sopoyøte seyaxa. = Il dort en parlant. Le suffixe -xa traduit avec dans le cas instrumental : Fele ludeyote welaxa. Munekoyate yeneza sagixa yøwa. Le français n'utilise pas toujours "avec" dans ce cas : Meloyeme kanaxa. Mais le cas instrumental ne s'utilise qu'à la forme active : Muvaneyate yeneza welapixa. Gevaneyate ramupa kadiya. Il exprime comme dans la comparaison : Avamahøye hoxa yabiwa! On peut antéposer le suffixe xa pour traduire le français c'est comme :
La révolution, c'est comme une bicyclette : ne pas avancer, c'est tomber. (NB : kadigo et non kadiza, la chute étant une conséquence et non une définition.)
Il exprime avec dans le cas comitatif :
Le chien jouait avec le chat. Muveyame kotazitu guneburuka yetewa. Le caritif (sans) se rend par a- -ka : Veleyøte mukokeye ayoleka azuteka. Quoiqu'on puisse introduire ici un cas modal négatif :
Car on cuisine au moyen (-xa) de l'huile tandis qu'on ajoute (-ka) du sel.
Kogiyøme vitago. (Ou Kogiyøme go vitayøme, mais il est plus convenable d'abréger quand les verbes ont le même sujet.) Arodareyate (yeneda) weleniyoza yenewa go yenewira. NB : Ce d'où français n'est ni une cause ni une origine : Rodareyate yeneweleniyoza yonewirapa / pa wirayone. En français, la conséquence s'exprime parfois par simple apposition, mais pas en kobold :
Plus il y a de fromage, plus il y a de trous,
Gisimime go simiye ! Le relatif utilisé dépend bien sûr de l'ordre des propositions : Ima howayøte goye anesuyete xanetexoza.
Howayøte go anesuyete xanetexoza.
Anesuyete xanetexoza ma howayøte.
Anesuyete xanetexoza pa howayøte. Une trouvaille de ma grammaire latine : Ejus prudentia talis erat ut decipi non posset.
Ou bien :
NB : le français "tant" est tantôt relatif (ma), tantôt démonstratif (ima) :
Roferoyume ma dareyute. Roferoyume darema.
Latifs (compléments de lieu avec mouvement, muvekazu) :
Comme le verbe être n'existe pas, on peut conjuguer le nom
avec son suffixe de cas :
On peut parfois se passer de verbe : Le suffixe se place différemment selon qu'il y a complément ou non :
Le référentiel ye permet de sous-entendre le nom complément (comme en français) :
Tumuvexame wamela. Muveyate yeti ka maniyame yeze. (Muvexame wametu. On peut former des noms, des adjectifs, et des adverbes à partir des suffixes :
Dewunayete noxa yøxa. Yiniyesu yutixa wegilalapiza mowa.
Le suffixe de lieu se place après le référentiel :
Yokuyesu xiye reliheye yeza yemo.
Rapiyesu yeza ka poneye yeno.
"- Mukeluyesu* thuraza pa kuleheye yeze!* (*) Kelu = être fermé > Mukelu = fermer (voir partie verbale)
Le complément de lieu au sens le plus vague est -la :
-ni indique expressement l'intérieur : Kuru koleyøte deruni. Domuniyete. Les suffixes -na (devant) -no (sur)
et -nu (sous) peuvent être redoublés en Wawi petayote nubinono. Koleyøte yemedomunana. Certains compléments comprennent un préfixe et un suffixe :
Gekayame yeteza kimarela.
Yokuyame yeteza i kila. Venayete wilatula limonowa. Venayete limonola wilatuwa domuyi.
I zono kolewøte yupe komonola sunesopowa. Boleyate lapiza yupe valunono. Deru kadiyaake diya padala. Autres suffixes simples :
Wekaronukiheye i padalu.
Muveyate monova.
Muveyume Yetopetuvi.
Muveyame marelimitu.
Viniyote rehupelayi.
Muveyate rumeti.
Muveyate rumezu. Quand vers n'indique pas une direction mais une approximation, on utilise peri + -la : Venayome peri rehukadila. Peri s'utilise avec d'autres cas : Sopowete peri tiro horayi.
Wisikeyate peri diwo somama.
Certains suffixes peuvent être combinés :
Sasu muveyate mezo radivi.
Yeto wayokuyote lepoza galapihoyi.
Ou bien (plus euphonique) : Yeto wayokuyote lepoza hoyi galapiwa.
Problème de l'emploi dynamique (latif)
d'un complément de lieu statique (essif) :
Fele seleyate mesanotu.
Fele seleyote mesano. Muveyate mesanutu. NB : Dans certains dialectes, on considère que le mouvement évoqué par
muve et sele dispense d'utiliser un double suffixe :
Muveyate mesanu.
Watayeme yeteza tiro dagayi.
Dimuveyate tiro dagaro.
Dimuveyate dagayi tirowa. Viniyute wino munetu.
Maniyate sesa wikoba. Viniyate dagake diwo wikoba.
I koderu bevimuveyøke tiro dagaba. Farehuye iza diwo munena. Sekayume i deruza sekita. (ou : Sekisekayume i deruza.) Gonoyome legeza simivetuna yetewa, NB : le pluriel est inutile après un nombre (tiro dagaro, sesa weluba, diwo munena) ou un adjectif quantitatif (ex : wema, nombreux).
Je suis contre ce projet. Wihiyume yeteza yeseda. Je m'opposerai à lui pour toi. (c'est à dire "à ton profit", "pour défendre ta cause") Kaloyame xarixa yeteza sa aviniyate. Zumuveyate wi vasaye. (= Zumuveyate wi vasahaye.)
"J'irai, qu'il fasse froid, qu'il vente, qu'il neige." I deru musekuweke yemedomuza tuluwi (ou otulufa).
Oya ayemeka yemewi. Oya awemewi wemeda.
Agonoyøte yodiye wiye veleyøte. Agonoyøte yodiye wi seyaye yeseyi. Kiferoyate yemeda wemaluza wi wepiruye hudarewa. Fareyate yeza gutekogiwi. (*) : "Apporter" peut se dire fero -tu, "porter jusqu'à (un lieu)", ou kifero -da, "proche-porter à (quelqu'un)" :
Il nous a apporté les pommes de terre à la cuisine. Le précatif (sauf) se rend par a- -ni ("non dedans", non compris) : Rapiyate koma akemini. Les composés sauf sous, sauf sur, etc... se rendent par a- -nu, a- -no, etc...
Il a balayé partout sauf sous les meubles.
Iye danaza yokiyi.
Oye meneza yeteyi.
Kakomemeyøte yofureyi!
Surexa benoyayøte, sa yeyi fide yeteyi.... Le concessif pour se rend généralement par le complément d'origine -yi :
Il n'est pas bête, pour un humain... (noya = comprendre ; be-noya = avoir la capacité de comprendre Cependant, ce concessif pour peut signifier malgré, rendu en kobold par le complément de restriction -sa ("mais") :
Il est bien monté pour son âge... (muni = être plein, être doté)
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