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(*) Formes déférentes peu usitées dans la conversation courante.
Exemples:
NB : les verbes auxiliaires du français "venir de" (passé proche) et "aller" (futur proche) se rendent comme suit :
(1) Et non ki-di-muve-yate car on ne met pas deux préfixes à une racine. L'auxiliaire "aller" au passé se rend par le préfixe futur hu- : Huseyayame. NB : J'ignore pourquoi l'auxiliaire aller du français est à l'imparfait, mais il est évident que le sens exige en kobold un passé ponctuel en -a-. La quatrième personne (-n-) est le "il" en seconde position quand le sujet est du même genre que l'objet : Seyayete yeneda : Il lui dit. Lupu yedeyate lepoza. Yedeyate yeneza. Vidu mufokiyate deruza. Mufokiyate yekeza.
Lapi rupeyake lozaza. Rupeyake yeneza.
Le traitement (xarimodo)
En troll courant, le vousseoiment n'existe pas.
Il existe cependant des formes archaïques utilisées dans les protocoles
cérémoniaux et diplomatiques.
Ces formes portent sur la modalité personnelle,
comme en espagnol (usted, ustedes), Les formes les plus utilisées sont naturellement de la deuxième personne.
Il y a le -th- de déférence (revemodo) et le -z- de condescendance (depimodo) :
Uza wotelo kupiyeze ? En fait, le zuzoiement n'est pas aussi méprisant que dans cet
exemple. Un supérieur qui s'adresse à un inférieur (seigneur/manant, mais
aussi vieux/jeune, ancien/néophyte, aîné/puiné, habitant/voyageur,...) va
le zuzoyer, mais après un thuthoiement en réponse, la
hiérarchie étant acceptée, il le sussoiera.
Répondre à un zuzoiement par un autre zuzoiement signifie
"pour qui te prends-tu ?" (En fait, la première question est extrêmement insultante. On devient
raxa en se taillant un domaine l'arme au poing ou par hérédité,
mais un seigneur qui tient son pouvoir d'un roi ou d'un empereur n'est
qu'un yokomi. Et quand le sort des armes oblige un raxa à payer tribut
à un autre raxa, il est d'usage que le vainqueur exige une somme extravagante
afin que le vaincu obtienne une réduction substantielle après marchandage,
histoire de sauver la face... Et puis entasser un tribut substantiel dans son
donjon n'est-il pas le meilleur moyen d'attirer une coalition de raxas ?...
Demandez à Niguyeto...)
Aux première et troisième personnes, seule existe la forme déférente
(respectivement un m emphatique transcrit ici -mm-, et -d-) :
Rulegeno satuwamme i sekiza.
Ajoutons à cela que les glissements de prononciation d'une région à
l'autre, dont nous avons déjà parlé, entre
les chuintantes s-z-th ou les dentales d-t compliquent encore l'utilisation de ces formes...
- avec le factitif-passif du- (contraction de de-mu-) si le sens ne permet pas d'utiliser ge- :
Ce guerrier est devenu courageux.
Muyodohaye i yomaxida. I yomaxi duyodoyate.
La forme factitive
Le préfixe mu- correspond aux verbes auxiliaires français faire et rendre :
Mukadiyame yeteza awanaxa rinuba.
Museyayame yemeda i yapeza. Muferoyate (sutu) geripeluza
Quand le factitif s'applique à un verbe déjà
factitif (ex : neko = être mort ; muneko = tuer ; wamuneko = assassiner), deux
formes sont possibles :
Muhuyate wamunekoza yoyemuda yetewa. (*)
(*) On peux introduire ici une nuance par deux traductions de "son" :
yeteda indique que l'autre s'est posé en rival, tandis que
yetewa signifie que "il" a pris l'initiative de la rivalité.
NB : wamunekoza yoyemuda, l'assassinat "à" son rival, plus précis que
wamunekoza yoyemuwa, l'assassinat "de" son rival,
forme qui signifie aussi qu'il aurait encouragé son rival à assassiner
quelqu'un. De même, si l'on veut préciser qu'il a bien encouragé son rival
à commettre un assassinat, on dit wamunekoza yoyemuyi.
Et parallèlement :
La forme inchoative
Les préfixes mu- et ge- indiquent également le début
d'une action :
L'emploi de la forme factitive introduit de fait deux sujets dans
la proposition.
Exemple avec une forme passive :
Sans relatif, cela donne : Muhuyate dunadomuza gikowa.
Avec le verbe factitif "faire détruire" (doublement factitif en kobold :
mu-mu-a-ko), La construction ne pose pas de problème car "le château"
subissant l'action comme sujet passif la subit aussi comme objet.
Avec une subordonnée de sens actif, il peut ne pas y avoir d'ambigüité :
Sans relatif, cela donne :
Mumoteyate muletexoza.
Muletexo dumoteyake yeteyi.
Mais si nous prenons :
Cela doit donner :
Muyodiyesu Yimatuluza weteyi. D'où :
Par conséquent :
Muhuyesu ye yodi yetewa deyodiyeke. Duyodiyesu weteye. (Le français dit Fais chanter leur chanson, mais une chanson ne chante pas...)
Muhuyesu ye iye deyodiyeke weteyi yeteda.
Muhuyesu yeza yodiwa weteyi yeteda.. Autre ambigüité notoire (en français) :
Car si l'on utilise l'accusatif, on met les enfants au menu :
Muyedeyeso wepawuza wewokaloyi. Et même emploi de l'ablatif dans un énonçé plus complet :
Donc, lorsqu'on utilise le verbe mukena, "faire passer à table"
("faire-repas"), il faut aussi utiliser l'ablatif, même s'il n'y a pas d'ambigüité :
Mukenayeso wewokaloyi.
Mais on dira : (Le verbe yofi, "servir", veut plutôt dire "servir les invités individuellement", tandis que
mukena, c'est "apporter le plat".)
Même sans utiliser de factitif, le français possède une ambigüité qu'exploite
un jeu de mots du premier acte d'Astérix chez les Helvètes :
Par Toutatis, tu refuses de servir ton chef ?
En kobold, cela ne marche pas (accusatif ou partitif / datif) :
U wikapiyese yofiye yoruleda yesewa ?
En latin, on passe d'un sens nominal à un sens verbal
par changement de suffixe : Ou bien le sens nominal dérive du sens verbal : En grec, même système, et plus régulier : Idem en esperanto : En kobold, toute racine lexicale a un sens verbal :
D'où le traitement du verbe complément de verbe comme un attribut :
(Filoyøme venaza, "J'aime la chasse", ne fait pas forcément de "Je" le chasseur.)
Le sens primaire d'une racine donne un verbe intransitif :
Pour en faire un verbe transitif, il faut ajouter le préfixe factitif mu-, "rendre" :
En français, un verbe utilisé transivement (= avec un complément d'objet)
peut avoir deux sens différents :
Naturellement, le champ ne peut faire aucune mesure. En kobold, le sens
primaire du verbe désigne une action :
Baruyeme i tikuza. Le deuxième sens (français) de ces verbes est en fait passif et
traité comme tel en kobold :
I tiku debaru-yøke / -yake sata makama. La forme active est au présent simple (-yeme), et la forme
passive au présent d'habitude (-yøke)
parce que le blé pèse de manière permanente, ou au parfait
(-yake) parce qu'il fut pesé.
Autre exemple avec suxe, "être un succès" : quelle est la différence avec "réussir" ?
Ce qui ne veut pas dire qu'il a beaucoup plu aux invités mais qu'il "est
réussi", sens accompli rendu par le parfait (-a-).
Le cuisinier, lui, ne peut pas "être un succès". Il "fait" un succès :
NB : -ful, participe bizarre de l'anglais.
faulu, si le gâteau est sujet :
En grec, on a eu prattw ("bien achever") pour le cuisinier et
kalws apobainw ("joliment aboutir") pour le gâteau.
Ce "bien achever" est une bonne trouvaille, transposable en kobold :
Yokoke gumutuyate kuxuza.
Le problème est juste de savoir quel en est la forme négative :
Kuxu gugituyake. Kuxu migetuyake. Kuxu kakogetuyake. Yokoke mimutuyate kuxuza. Mais suxe est plus concis :
La formulation grecque prouve qu'il est logique que le sens de suxe soit "être réussi".
Verbes d'action et verbes d'état
Le sens verbal primaire d'une racine n'a rien d'évident.
En français, un verbe est dit "d'état" s'il peut
être complété par un attribut, et "d'action" s'il peut recevoir un c.o.d.
Mais peu de grammaires vous diront qu'à côté de "remplir"
(verbe d'action) "être plein" doit aussi être considéré comme un verbe
(d'état, en l'occurence), pour ne pas surcharger les dictionnaires, sans doute...
En grec, on trouve plhqw, "être plein",
à côté de plhrow, "remplir". En swahili, on
trouve de même jaza à côté de jaa. En latin, le verbe
complere, "remplir" est un composé du verbe plere, "être plein",
insusité par ailleurs, dit le dico (on dit plenus est, il est plein).
En kobold, le sens verbal d'une racine correspond à l'action accomplie.
Sens nominal Kelu être fermé le fait d'être fermé Kule être / avoir froid (1) le froid Leko être blanc la blancheur Muni être plein le fait d'être plein Neko être mort la mort Yoli être beau la beauté
(1) C'est là qu'on voit que l'anglais est plus logique que le français
en disant to be cold.
Pour les verbes dits "d'action", cela donne :
Pour créer un verbe d'action à partir d'un verbe d'état, le kobold utilise le
translatif ge- ("devenir") et le factitif mu- ("rendre")
(1) Ici, le kobold est moins ambigu que le français qui n'a qu'un verbe blanchir.
Kelu se traduit par "le fait d'être fermé" plutôt que par
"la fermeture" car, en français, ce mot désigne,
outre un mécanisme
(kelutexo), l'action de fermer (mukelu) ou de se fermer (gekelu) :
Kelu wa thura geheyake tuluyi.
(2) Le préfixe mu- donne le verbe muhu, "provoquer", et donc la racine
ge- donne gehe "devenir", à peu près synonyme d'"être provoqué",
et donc synonyme de yihi, "provenir". Mais il est inesthétique de d'employer dans la même
phrase des préfixes et leurs verbes dérivés :
Comme il n'y a pas de verbe "être",
la formule gekelu wa thura tuluyi est suffisante, le sens
passé étant sous-entendu par le contexte.
On peut bien sûr conjuguer le verbe :
Gekeluhuye thuraza* tuluyi.
(*) -za et non -wa (cf "fermeture de la porte") car thura est objet puisque subissant l'action.
Cf en utilisant "on" pour traduire l'impersonnel -huye : "On fermera la porte."
Sans le préfixe ge-, cela donne :
Keluhauye ta viniyuse.
Pour revenir aux verbes d'état, les traductions des principaux aspects (1) du français sont :
(1) aspect : action commençant (inchoatif, ge-),
en cours (duratif, fr. "être en train de"), se répétant (itératif, ri-),
ou achevée (terminatif, tu- : Tumuveyate = Il est arrivé).
Autre exemple : NB : ne pas confondre reli, rester = "il y a du reste", et mani, rester quelquepart.
"Rester", au premier sens, est un faux impersonnel : il reste des pommes = des pommes restent.
"Des pommes" est sujet du verbe "rester" et non complément. Le flou de certains temps permet de se passer d'inchoatif :
Les préfixes translatif / inchoatif (ge-) et factitif (mu-) peuvent être
utilisés avec les verbes d'action :
Certaines racines désignant des noms d'action peuvent être pourvus de ces
préfixes, ce qui en fait des verbes (que le français ne rend pas littéralement) :
Pour le sens verbal de chaque racine, voir tableau.
Verbes préfixés
Lorsque les verbes de mouvement sont utilisés transitivement,
la désinence casuelle en précise le sens :
Lorsque le verbe est utilisé intransitivement, le suffixe locatif est préfixé :
En français, l'attribut est un adjectif, un participe, un nom, un pronom, ou un infinitif,
introduit par le verbe être ou par les verbes considérer comme, devenir,
paraître, prendre pour, rendre, et sembler.
Or, il n'existe pas de verbe être en kobold :
Rappel de la règle :
Par conséquent, belu, "la couleur bleue", signifie "être bleu" ;
yodo, "courage", signifie "être courageux" ; lipo, "graisse",
signifie "être gras" (et non "être graisseux",
qui se dit delipotega, "être couvert de graisse")
Les adverbes de quantité (-ma) et de temps (-ba)
peuvent être également considérés comme des racines verbales :
gama, "beaucoup" = être beaucoup = abonder, être abondant
(ce qui n'empêche pas le verbe kopi d'exister ;
à ne pas confondre avec wema, "nombreux" = être nombreux,
nuance du genre "much/many"),
gaba, "longtemps" = être longtemps = durer.
(*) su- = soi-même; -ye = référence au verbe précédent
NB : - Pourquoi les adverbes de temps et de quantité et pas
les adverbes en -xa ?
Parce que les adverbes de temps et de quantité sont à la fois
adverbes et adjectifs, tandis que les adverbes de manière
(ex : takixa, rapidement) correspondent à des adjectifs
(takiwa, rapide), lesquels ont une racine lexicale
(taki, rapidité, être rapide).
Exemples correspondant aux divers attributs du français :
(*) C'est à dire : Bule yemewa ye wikapiyeme = Mon intention (est) que je refuse ; À un autre temps, cela donne :
Lorsque la proposition est au présent, on peut proçéder par simple apposition :
Cependant, dans cet exemple, la présence d'un pronom possessif permet d'introduire la nuance de temps :
I yoho yokiza yimewa. Quoiqu'on n'ait besoin ni de possessif ni de verbe pour introduire une notion de temps :
I yoho geyokiza.
Pour introduire un nom attribut, on peut aussi utiliser l'accusatif de
définition avec désinence antéposée :
Fabe keyawa keyada : yemeye za yodi. Cela ne marche pas avec l'adjectif attribut, pour lequel il faut utiliser
-ye :
S'il on veut dire que le ciel est bleu en permanence, on préfixe le présent d'habitude hø :
(Woma za belu signifie "le ciel, c'est le bleu"....)
Mais cette forme est assez laide. Il vaut mieux conjuguer :
Comme un verbe d'état (ex : yoki = être le voisin) ne peut être
suivi d'un accusatif (parce qu'il n'y a pas d'action sur un complément),
et que le relatif ye introduit un accusatif,
on utilise la désinence antéposée dans le cas suivant :
NB : le relatif buye valant la redondance suivante :
I yoho za yoki ye seyayame yeseda yebu.
Pour le pronom attribut, on utilise également -ye :
Mais le pronom peut être objet (français moi, toi, lui,...)
sans être attribut (c'est à dire adjectif). Il faut donc distinguer :
I geripelu yemeye. Aux autres temps, c'est le nom que l'on conjugue :
Mais, le pronom pouvant recevoir une nuance temporelle, on peut dire : Attribut complément de verbe :
Kupiyeme vikeye. ( = Kupiyeme ye vikeyeme.)
Awanawote regiza sa wanayote regiye / sa kupiyote geye. (* Le français courant utilisera "eux" et "lui" comme sujets pour
distinguer voulaient de voulait.)
Meneyote vikeye. Gegonoyate devikeye. NB : ici, il n'est pas nécessaire de dire yovike(-ye),
un vainqueur, ou wovike(-ye), un vaincu.
Lorsque l'expression du temps n'a pas beaucoup d'importance, on peut utiliser simplement -ye comme désinence de l'attribut :
(1) Formule ambigüe : est-ce le contenant ou le contenu qui est lourd ? En fait, cette forme n'est utilisée que lorsque l'attribut est une
racine simple (belu, golu, baru) car elle économise une
syllabe par rapport à une conjugaison. Quand cet attribut est formé de
plusieurs racines, ce gain sur la conjugaison devient moins net :
Kane abedugowøke. Attribut introduit par un autre verbe attributif qu'"être" :
Fasiyete wemeza yoanoyaye. Apizeyeme yeteza ginomoye. Veleyete bepoteye.
Le pronom impersonnel -h*y*
L'impersonnel traduit "on", le "il" de il faut, il pleut,
il se peut, etc. et le "ce", "cela" de c'est possible, c'est vite dit, etc. Yahuseyahøye. Libeyapeheye...
L'impersonnel traduit aussi il y a (au sens local et non temporel) :
Inversement, "on" peut être traduit par le passif :
NB : du-gonoza convient moins, éliminant le caractère progressif de ge-.
Nous et vous exclusifs
Le "nous exclusif" (de la ou des personnes
à qui l'on parle) traduit le français nous autres.
Yuya giseyayesu!
Quand ces "autres" sont définis, il est inutile
de préciser par yuya : Yahu biyowøse lima yanuba. Le français "ceux d'entre vous" se rattache à ce genre de forme :
En fait, cet ordre s'adresse au groupe entier constituant le "vous".
C'est l'antithèse de "vous tous", et non la négation,
"pas tous" ne voulant pas dire "aucun". Cet ordre est donc plus radical que :
Il n'est donc pas nécessaire de préciser :
Tandis qu'en l'absence de cette globalité, la conjugaison porte sur la partie : Xi eya weseyi asimimenexete... NB : Eya, "quelqu'un", est généralement singulier (Eya seyayate..., "Quelqu'un a dit..."),
mais il peut être sujet d'une conjugaison plurielle et est alors traduit par "certains" (Eya seyawate, "Certains ont dit...").
Le français "quelques uns" n'en est pas exactement le pluriel, car on s'en sert pour désigner une partie d'un tout et non
pour appuyer sur l'indétermination du sujet :
(*) Leya : combinaison de eya et de lexa venant spontanément sous ma plume (décidément, on peut tout faire avec cette langue... J)
On ne peut utiliser ici yøxa qui signifie "seulement" au sens d'"uniquement".
Cette nuance de groupe s'applique à d'autres temps : Keroyame koweteza.
Sekipela
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